Il était une fois des gens heureux

J’ai eu 27 ans vendredi dernier. J’ai vécu beaucoup d’émotions, et j’ai été complètement désarçonnée par l’intensité et l’ampleur des manifestations d’appréciation que j’ai reçues.   J’ai vécu un insight, une prise de conscience très forte le soir, en rentrant chez moi : je ne peux PAS dire que ma vie va mal, que je suis malheureuse, que rien ne se passe comme je le veux.  J’ai le DEVOIR d’être pleine de gratitude pour la chance que j’ai d’être globalement en bonne santé, tellement bien entourée , choyée, gâtée-pourrie d’attention et de douceur.  J’ai la tâche de me reconnaître telle quelle, avec mon potentiel, et de l’exploiter. 

J’ai dit à ma moitié, en marchant vers mon nouvel appartement :  «Je suis flabbergastée. La prochaine fois que je te dis que ma vie, c’est d’la marde…» et j’ai laissé le tout en suspens, honteuse d’avoir déjà proféré ces paroles, en proie à une profonde lassitude.

J’ai respiré l’air vif du soir, toléré mes pieds qui protestaient contre les chaussures trop grandes, et j’ai haussé le pas.  Je me suis dit, en montant l’escalier… «JE. SUIS.HEUREUSE.»  Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie comme ça. Pas béate, pas inconsciente, pas débonnaire. Heureuse, du type satisfaite avec ce que j’ai.   D’une façon à laquelle ni les voyages, ni l’argent, ni le jet-set ne changeaient quelque chose.   

Heureuse, dans la maturité. Consciente de mes bons coups et de mes mauvais, dans la tolérance de mes deuils et de mes malaises, prête à me battre pour mes idéaux, mais en choisissant mes combats.  Impressionnée par la vivacité de la petite flamme qui était presque morte il y a presque trois ans.  Attendrie par les bons soins de mes amis, de ma famille, et de mon doux.

À ce moment-là, j’ai été capable de regarder mes deuils, mes pertes et mes regrets en pleine face, et de les accueillir.  De me dire que moi, Dominique, à 27 ans, j’avais une très grosse valise de vécu derrière moi, mais que j’avais encore tout à apprendre.  Que je vivrais avec mes choix non linéaires et différents, et que j’allais essayer, le plus possible, que mon moi idéal et que mon moi rée  se rencontrent, et fassent leur «deal».  Chacun d’eux devra céder du terrain. Je serai l’arbitre, et on trouvera un compromis.

Dans tout cela, beaucoup de personnes m’ont inspiré. Je  poste ici quelques bouts de  pensées, à vous de vous y reconnaître.  La liste n’est pas exhaustive…

« Elle a obéi à son propre mouvement, et quand elle a été prête, elle a décidé de faire confiance et de faire un grand plongeon.»

«Elle a fait fi de l’opinion de tous et est restée avec celui qu’elle aime, en prouvant leur tort à tous. Trois ans plus tard,  elle rayonne.»

« Lui, il peut bien porter son chandail «impossible is nothing» : il a épaté tout le monde. »

«Elle a défié le chemin tout tracé pour elle, et qui a refusé de rentrer dans le petit moule étriqué du 40h / semaine extraconsommation.»

« Elle  a mené une barque impossible de deux-trois emplois et une maîtrise, et elle touche maintenant à son rêve du bout des doigts.»

«  Elle,  qui a toujours suivi sa propre voie, dans toutes les difficultés.»

«Elle  rencontre le contentement et tire le meilleur de chaque chose. »

«Il  a renoncé à un gros salaire et un gros prestige parce qu’il en a eu marre de l’instabilité, du changement, et  a embrassé son destin sans résister au courant. »

« Il supporte toute la part incertaine de ses projets pour mieux s’actualiser»

«Elle m’a appris que demander de l’aide n’est pas un acte de faiblesse.»

« Elle a foncé vers son objectif de carrière. »

« Vous tous qui me lisez, et qui croyez en ma capacité et ma créativité … Vous saupoudrez des sourires et de l’espoir sur ma vie partout…»

Tous ces gens inspirants… vous m’inspirez, parce que vous savez être heureux.   Nous avons tous nos hauts et nos bas… mais vous avez trouvé l’endroit où votre bonheur réside. Vous l’avez pisté, et maintenant que vous l’avez déniché, vous vous en occupez tant et si bien, qu’il pousse.  Pour dire comme le grand Félix, votre «bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons».   Eh bien, c’est ça qu’il faut que je fasse.   Mes boutures sont faites.  Je vois des racines.   Bientôt, on va transplanter la nouveauté, rempoter ce qui étouffe.

On va apprendre à avoir le pouce vert!

 

http://www.youtube.com/watch?v=NkUpzoMwIsk

http://www.youtube.com/watch?v=IOmZ_pF_XFI

http://www.youtube.com/watch?v=0uMYr2tWQYw

http://www.youtube.com/watch?v=q0BzubcT0dQ

http://www.youtube.com/watch?v=3t5xR80_hoQ